Le Collectif Roosevelt est pour les 32 heures
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Après la votation de la loi travail au plan national, qui a été au cÅ“ur de polémiques diverses, de contestations légitimes et qui a fait couler beaucoup d’encre, il semble utile de rappeler que beaucoup de citoyens, réunis en collectifs réfléchissent et écrivent sur la question « du temps de travail  » depuis de longues années.
Les élus n’ont tenu aucun compte de leurs travaux, pas sà »r, non plus qu’ils les aient lu.
Ces collectifs de citoyens, dont le sérieux n’est plus à démonter, comme le groupe Attac, la fondation Copernic, les économistes atterrés et beaucoup d’autres ont pourtant de sérieuses propositions : sur la décroissance, le partage du temps de travail et la construction d’un autre modèle social européen, plus juste et plus solidaire.
C’est aussi le cas du collectif Roosevelt, mouvement citoyen d’action et de formation politique créé en 2012 par 63 personnes de la société civile dont des figures comme Stéphane Hessel, Edgar Morin, Robert Castel, Pierre Larrouturou… des collectifs comme Génération précaire, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires, et Emmaüs.
Le collectif Roosevelt, composé de 20 groupes locaux actifs en France dont un dans le 18eme, réfléchit aux nouvelles façons de s’engager, aux pratiques militantes constructives et veut provoquer un sursaut ; dire la gravité de la crise et alimenter le débat démocratique en devenant un lieu de formation, de débat et de mobilisations citoyennes.
Ne pas perdre sa vie à la gagner
C’est dans le désir de travailler moins pour travailler tous, qu’une vingtaine d’habitants du 18eme, qui appartiennent « au collectif Roosevelt 18  », se réunissent souvent afin de lancer une grande campagne nationale , sur l’ensemble du territoire, dont le thème est la réduction du temps de travail, qui démarre le 23 septembre 2016 : affiches, colloques, cafés politiques, rassemblements, réunions diverses.
« Pour des millions de personnes, pas de travail du tout, ou pas assez pour en vivre. Pour des millions d’autres, trop de pression, des journées à rallonge à n’en plus finir. Comment sortir de cette répartition inégalitaire et insupportable du travail ? Comment combattre ce chômage endémique qui ronge la dignité, le présent, l’avenir, l’espoir ? En facilitant les licenciements ? En assouplissant le code du travail ? Non, Il existe une autre voie  », explique Pierre Larrouturou, économiste et ancien de l’association.
Fort de ses quinze propositions pour sortir de la crise, le collectif Roosevelt veut fédérer, faire converger les luttes, car un autre monde est toujours possible.
